La composition

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Notes de cours

L'affichage de cette page demande un peu plus de temps; plusieurs images d'un bon format en illustrent le contenu. Elles proviennent toutes de la « Galerie photo ».

 

intro composition.gif (40131 octets)Tout comme en dessin ou en peinture, des règles de composition guident le photographe dans la construction de ses images. La démarche cependant est différente. En peinture, l’image est construite de façon additive, à partir de la toile blanche. En photo, sauf quand on travaille en studio, la méthode est soustractive : les limites fixées par le cadrage extraient une partie de ce qui se trouve devant nos yeux.
Il s’agit essentiellement d’un travail de sélection.
On identifie et on choisit les éléments porteurs de sens qui permettront le mieux de traduire notre intention. Une recherche visuelle (grosseurs de plan, angles de prise de vues, etc.) permet ensuite de découvrir, de reconnaître dans cette scène, les formes, les lignes, les différentes luminosités qui s’y cachent; organiser ces éléments entre eux, c’est composer une image.

On trouvera dans cette section quelques unes des principales règles de composition. Sans être des contraintes absolues (le déséquilibre, l’inconfort sont parfois souhaitables), elles vous permettront de mettre en valeur le contenu de vos images, d’en faciliter la lecture.

L’unité : un seul centre d’intérêt principal

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Sans aucun doute la règle la plus importante. Il ne s’agit pas nécessairement de n’avoir qu’un seul centre d’intérêt qui occuperait tout le cadre, mais un seul doit exercer un attrait dominant au niveau de la lecture.

C’est la règle qui fait le plus souvent défaut en photographie; on voit une image mais on se demande ce qu’on a bien voulu nous montrer au juste! En fait, on cherche le « sujet ».

Quand il y aura d’autres centres d’intérêt, ils seront donc complémentaires, et pour mériter ce titre, ils devront être pertinents. Ils situent le sujet, l’enrichissent, etc. Si ce n’est pas le cas, ces éléments sont des sources de distraction inutiles qu’on éliminera (cadrage, profondeur de champ, menaces, pots-de-vin, etc.).

La règle des tiers

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Plusieurs connaissent déjà cette règle : elle détermine les « points forts » de l’image, c’est-à-dire les endroits privilégiés où situer le centre d’intérêt principal.
Ce n’est pas qu’il soit défendu de placer le sujet en plein centre, mais ce n’est pas la pratique habituelle. Le principe s’applique aux images de toutes proportions : carrées, étroites, verticales ou horizontales.

Les points forts se situent aux intersections des lignes imaginaires tracées aux tiers de l’image, dans les deux sens. Les lignes horizontales déterminent où situer l’horizon des paysages, selon que l’on veuille donner plus d’importance au ciel ou au sol.

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Éviter de centrer le sujet s’applique tout particulièrement au portrait, quand le sujet ne fait pas tout à fait face à l’appareil photo; on réservera toujours plus d’espace du côté vers lequel est tournée la tête de sorte que le sujet ne semble pas « étouffé » par le cadre de l’image.
On cadre de la même façon les sujets en mouvement (c'est-à-dire, avec plus d’espace dans la direction du déplacement) et les objets (natures mortes, par exemple) à qui on peut souvent attribuer, subjectivement, un « devant » et un « derrière ».

Lignes de force

C’est la structure générale de l’image, un peu comme si on tentait d’en faire un croquis grossier, en quelques traits. Cette structure est parfois soulignée effectivement par des lignes (photo de Francis Lapointe en début de page), mais elles ne sont pas essentielles. Ces lignes de force guident le regard du spectateur. Certaines structures sont dites « dynamiques » (diagonale, en « S »), d’autres « statiques » (parallèle, triangle).

compos._parallele.gif (46681 octets)compos._triangle.gif (29516 octets)

compos._S.gif (81218 octets)compos._diagonale.gif (52519 octets)

 

L'équilibre

compos._equilibre.gif (74913 octets)Imaginons qu'une photo est affichée au mur, fixée là par une seule épingle plantée au centre; a-t-on l’impression que l’image va basculer d’un côté?

Quand la construction de l’image est symétrique, le problème est plus facile à résoudre, mais ce n’est évidemment pas toujours le cas. Il faudra alors évaluer subjectivement le « poids » des tonalités pour établir l’équilibre. Les tonalités sombres étant plus « lourdes », elles seront souvent contrebalancées par de plus grandes surfaces plus pâles. Chaque cas est particulier et l’exercice est évidemment subjectif!

S’imaginer la photo épinglée au mur est un bon truc pour y parvenir.

 

La lumière

compos._lumiere.gif (65607 octets)Les zones lumineuses de l’image exercent une forte attirance sur le regard. L’œil sera aussitôt amené au centre d’intérêt principal s’il se trouve dans un accent de lumière. C’est pour la même raison qu’un éclairage à contre-jour (voir Lumière naturelle) donne cette impression de profondeur dans l’image; les plages lumineuses attirent le regard derrière les avant-plans plus sombres .

Connaissant l’attrait qu’exerce la lumière, on évitera aussi les zones trop lumineuses immédiatement en bordure de l’image, ce qui attirerait le regard hors du cadre.

Un bon conseil : accordez tout le temps nécessaire à la composition dès la prise de vues, comme s’il n’y avait pas de possibilités de recadrer par la suite. Le tirage ne permet pas toujours d’éliminer un élément indésirable, et jamais d’ajouter le détail manquant! De plus, faut-il le rappeler, le format 35mm est petit; on a tout intérêt à utiliser sa surface au maximum. Ne prenez pas un plan trop large en espérant y trouver trois ou quatre cadrages intéressants au tirage. Trouvez-les dès la prise de vues : les rouleaux de 36 poses existent précisément pour cette raison.