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Notes de cours

Le principe de base d'un appareil photo

Au plus simple, la caméra est un appareil qui permet de faire des images en enregistrant la lumière réfléchie par le sujet. L'objectif capte cette lumière et la dirige vers le film, sur lequel se trouve un matériau sensible à la lumière (l'émulsion). Ce film, qui se trouve dans un boîtier étanche, doit recevoir une quantité de lumière précise afin que l'image enregistrée ne soit ni trop pâle, ni trop foncée (ce qu'on appelle la densité de l'image).
Or, si le film doit recevoir la même quantité de lumière sur toute sa longueur, les conditions d'éclairage dans lesquelles on se trouve sont rarement les mêmes. On a donc sur tout appareil des mécanismes qui permettent de doser la quantité de lumière qui parviendra jusqu'au film.

On pourrait comparer une caméra à un récipient qu'on voudrait remplir d'eau :

  1. la grosseur du récipient = la sensibilité du film; combien faut-il d'eau?
  2. le débit du robinet = le diaphragme; mince filet d'eau ou fort débit?
  3. une minuterie = l'obturateur; combien de temps faudra-t-il pour le remplissage?

Tout comme pour une caméra, le temps de remplissage dépend de la grosseur du récipient et du débit du robinet.

Les mécanismes de réglage : ce qu'on doit en retenir

pentax.gif (45227 octets)1) L'obturateur

Il détermine le facteur temps : pendant combien de temps la lumière sera admise. Il est gradué en fractions de seconde, même si des nombres entiers apparaissent sur la bague de réglage; 8 = 1/8 de sec. Entre deux réglages consécutifs, la progression est du « simple au double » ou de 100%, donc une durée 2 fois plus courte ou plus longue selon le sens du changement.

2) Le diaphragme

Il détermine la grandeur de l'ouverture par laquelle la lumière est admise (le débit). Il est gradué en fractions de « f » (voir Les objectifs), même si des nombres entiers apparaissent sur la bague de réglage ( 8 = f/8). Entre deux réglages consécutifs, la progression est là aussi du « simple au double », donc une ouverture 2 fois plus grande ou plus petite selon le sens. Ainsi, f/11 est une ouverture 2 fois plus petite que f/8.

3) L'indice ISO (ASA)

C'est ainsi qu'est exprimée la sensibilité d'un film. Ce mécanisme de réglage est intégré à la bague de réglage de l'obturateur (voir Fonctionnement). Plus cet indice est élevé, plus le film est sensible à la lumière, moins il en a besoin pour enregistrer l'image.
La progression de cette échelle est simplement arithmétique; ainsi, un film de ISO 400 est 2 fois plus sensible qu'un ISO 200, 2 fois moins sensible qu'un ISO 800.

« Cran » (ou « stop ») : un terme qui revient souvent en photo

On l'utilise pour désigner une différence de 100%, ou du simple au double, au niveau :

  • du diaphragme; il y a une différence d'un cran entre f/8 et f/11, de deux crans entre f/8 et f/16.
  • de l'obturateur; il y a une différence d'un cran entre 1/60sec. et 1/125sec., de deux crans entre 1/60sec. et 1/250sec.
  • de l'indice ISO; un cran de différence entre ISO 200 et ISO 400, deux crans entre ISO 200 et ISO 800.
  • de l'éclairage; si le côté éclairé d'un visage reçoit deux fois plus de lumière que le côté à l'ombre, l'écart est d'un cran.