Le principe de base d'un appareil photo
Au plus simple, la caméra est un appareil qui permet de faire des images en
enregistrant la lumière réfléchie par le sujet. L'objectif capte cette lumière et la
dirige vers le film, sur lequel se trouve un matériau sensible à la lumière (l'émulsion).
Ce film, qui se trouve dans un boîtier étanche, doit recevoir une quantité de lumière
précise afin que l'image enregistrée ne soit ni trop pâle, ni trop foncée (ce qu'on
appelle la densité de l'image).
Or, si le film doit recevoir la même quantité de lumière sur toute sa longueur, les
conditions d'éclairage dans lesquelles on se trouve sont rarement les mêmes. On a donc
sur tout appareil des mécanismes qui permettent de doser la quantité de lumière qui
parviendra jusqu'au film.
On pourrait comparer une caméra à un récipient qu'on voudrait remplir d'eau :
- la grosseur du récipient = la sensibilité du film; combien faut-il
d'eau?
- le débit du robinet = le diaphragme; mince filet d'eau ou fort débit?
- une minuterie = l'obturateur; combien de temps faudra-t-il pour le
remplissage?
Tout comme pour une caméra, le temps de remplissage dépend de la grosseur du
récipient et du débit du robinet.
Les mécanismes de réglage : ce qu'on doit en retenir
1)
L'obturateur
Il détermine le facteur temps : pendant combien de temps la lumière
sera admise. Il est gradué en fractions de seconde, même si des nombres
entiers apparaissent sur la bague de réglage; 8 = 1/8 de sec. Entre deux réglages
consécutifs, la progression est du « simple au double » ou de 100%,
donc une durée 2 fois plus courte ou plus longue selon le sens du changement.
2) Le diaphragme
Il détermine la grandeur de l'ouverture par laquelle la lumière est
admise (le débit). Il est gradué en fractions de « f » (voir Les objectifs), même si des nombres entiers apparaissent sur la
bague de réglage ( 8 = f/8). Entre deux réglages consécutifs, la progression est là
aussi du « simple au double », donc une ouverture 2 fois plus grande ou
plus petite selon le sens. Ainsi, f/11 est une ouverture 2 fois plus petite que f/8.
3) L'indice ISO (ASA)
C'est ainsi qu'est exprimée la sensibilité d'un film. Ce mécanisme
de réglage est intégré à la bague de réglage de l'obturateur (voir Fonctionnement). Plus cet indice est élevé, plus le film est
sensible à la lumière, moins il en a besoin pour enregistrer l'image.
La progression de cette échelle est simplement arithmétique; ainsi, un
film de ISO 400 est 2 fois plus sensible qu'un ISO 200, 2 fois moins sensible qu'un ISO
800.
« Cran » (ou « stop ») : un terme qui revient souvent en photo
On l'utilise pour désigner une différence de 100%, ou du simple au double, au niveau
:
- du diaphragme; il y a une différence d'un cran entre f/8 et f/11, de deux crans entre
f/8 et f/16.
- de l'obturateur; il y a une différence d'un cran entre 1/60sec. et 1/125sec., de deux
crans entre 1/60sec. et 1/250sec.
- de l'indice ISO; un cran de différence entre ISO 200 et ISO 400, deux crans entre ISO
200 et ISO 800.
- de l'éclairage; si le côté éclairé d'un visage reçoit deux fois plus de lumière
que le côté à l'ombre, l'écart est d'un cran.
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