Les synapses excitatrices


Adapté de Seeley, Stephens et Tate aux éditions Times Mirror/Mosby

Dans une synapse excitatrice les sites récepteurs du neurotransmetteur sont situés sur les canaux au sodium de la membrane postsynaptique. Ainsi, l'interaction du neurotransmetteur avec son récepteur provoque une ouverture des canaux aux sodium entraînant une augmentation de la perméabilité aux ions sodium. 

L'entrée des ions sodium à l'intérieur du neurone postsynaptique conduit alors à une dépolarisation de la membrane postsynaptique. 

Si cette dépolarisation atteint le seuil d'excitation du neurone, un influx nerveux partira le long du neurone postsynaptique.

On appelle potentiel postsynaptique excitateur (ppse) cette dépolarisation qui résulte de l'action du neurotransmetteur sur la membrane postsynaptique. 

Le ppse ne dure que quelques millisecondes.

L'influx nerveux peut donc voyager d'un neurone à un autre mais avec un certain délai que l'on appelle le délai synaptique. Ce délai est dû à la libération du neurotransmetteur, à son passage de l'autre côté de la fente synaptique, à la stimulation de la membrane postsynaptique afin qu'elle devienne plus perméable aux ions sodium et au mouvement des ions sodium vers l'intérieur de la cellule qui déclenche l'influx nerveux dans le neurone postsynaptique.

Suite à la dépolarisation de la membrane postsynaptique les molécules du neurotransmetteur encore présentes dans la fente synaptique et celles qui ont été captées par les récepteurs sont éliminées. Cette élimination du neurotransmetteur amène la fermeture du canal à Na+, et les pompes à sodium-potassium de la membrane cytoplasmique commencent à sortir les ions Na+ et à entrer les ions K+. C’est le début de la repolarisation. Le temps que prend le neurone à sortir les ions Na+ et à rentrer les ions K+, c’est-à-dire à rétablir le gradient de concentration de part et d’autre de la membrane cytoplasmique, correspond à la période réfractaire absolue du neurone postsynaptique.