La synapse

Nous savons que la fonction d’un système de contrôle est de recevoir des informations, de les analyser et d’émettre une commande afin que des effecteurs spécifiques compensent des déséquilibres ou amorcent des mouvements. La distance à parcourir entre le récepteur et le centre d’intégration et entre le centre d’intégration et l'effecteur étant généralement longue, il est évident que le parcours de cette information ne peut se faire qu'en traversant plusieurs neurones. De plus, il y a généralement plus d’un centre d’intégration impliqué dans un mécanisme de contrôle et cela présuppose des échanges d’informations entre plusieurs neurones.

Plusieurs types de neurones sont donc impliqués dans ces contrôles, des neurones sensitifs dont l'action est de relier les récepteurs et le centre de contrôle, des neurones d’association qui permettent de relier l'influx nerveux entre les différentes régions du centre de contrôle et des neurones moteurs dont l'action est d'acheminer l'influx nerveux du centre de contrôle vers les effecteurs. L'influx nerveux doit donc pouvoir, non seulement, se déplacer le long d'un neurone, mais il doit également être transmis d'un neurone à un autre neurone ou d’un neurone à un effecteur musculaire ou un effecteur glandulaire. 

 

Cette communication d’influx nerveux entre les différents neurones ainsi qu’avec les effecteurs est rendue possible grâce à la façon dont les neurones sont reliés entre eux, la synapse ou jonction synaptique.

Dans une synapse chimique, selon que le neurotransmetteur se fixe sur des canaux aux sodium ou sur des canaux aux potassium l'effet sera différent. Nous aurons ainsi