Préambule
Au début des années "50", les pays industrialisés ont connu un développement scientifique sans précédent. L'augmentation rapide des connaissances dans les différentes disciplines des sciences pures et des sciences humaines a poussé les chercheurs à circonscrire des domaines (ou spécialités) de recherche de plus en plus nombreux. Inévitablement, cette spécialisation a donné lieu à une différenciation de plus en plus précise des domaines de recherche ainsi qu'à une progression géométrique des spécialités. De là sont nées la biologie moléculaire, la médecine nucléaire, la génétique moléculaire, le génie génétique, la biothechnologie, la neuro-psychologie, la psychologie sociale pour n'en donner que quelques exemples. De plus, parallèlement au développement des spécialités de la médecine traditionnelle, se sont ajoutées toutes les spécialités de la médecine dite "douce" comme l'acupuncture, l'homéopathie, la naturopathie, la massothérapie, la kinothérapie, etc.
Cette catégorisation des champs de recherche demeure très importante pour les chercheurs et les spécialistes de la médecine traditionnelle. Par contre, la compartimentation qui découle de cette démarche analytique présente de lhumain et de son environnement une vision morcelée et incomplète qui ne correspond pas nécessairement à la réalité. Généralement, elle ne permet pas aux profanes que nous sommes et même aux chercheurs des autres disciplines de s'y retrouver et d'établir les liens qui leur permettraient de se donner une vision globale ou intégrée de l'organisme humain. En dautres mots, en réduisant les systèmes biologiques de l'organisme humain à leurs éléments constitutifs fondamentaux et en fractionnant de plus en plus les structures pour mieux les comprendre, les chercheurs participent certes à l'évolution des connaissances scientifiques, mais créent par la même occasion, une représentation compartimentée de l'organisme humain. Depuis de nombreuses années, l'étude du corps humain nous est présentée dans la plupart des livres presqu'uniquement à partir de cette approche analytique, mais on a oublié, dans une certaine mesure, de faire le chemin inverse c'est-à-dire, une démarche de synthèse afin d'avoir une perspective plus globale du corps humain.